Lorsque Facebook s’immisce dans votre vie « réelle » !
0 Comments Published by Pauline août 11th, 2009 in Non classé.Une récente étude menée par des chercheurs de la section psychologie à l’université de Guelph (Canada) auprès de 308 couples révèle que le réseau social comptant plus de 250 millions de personnes nuit gravement au couple.
Après le téléphone portable, Facebook représente un moyen très simple d’espionner les moindres faits et gestes de votre conjoint ou conjointe. Votre petit(e) ami(e) devient ami(e) avec X, poste des photos, envoie un cadeau, écrit sur des murs… De quoi vous amener petit à petit à vous poser des questions et ce jusqu’à vous rendre jaloux-jalouse.
Car c’est bien ces actions du quotidien qui nuisent aux couples (selon l’étude) et non seulement les heures passées sur le réseau social. L’étude à été menée auprès de jeunes âgés de 17 à 24 ans et en couple. Sensé faciliter la communication, Facebook devient pour les couples un moyen simple d’espionnage, la plupart du temps malsain et menant à une jalousie injustifiée.
D’après les études déjà publiées au sujet de Facebook, notons le besoin pour les inscrits de donner une grande quantité d’informations lorsqu’ils ont besoin de reconnaissance et de popularité, s’en servant ainsi pour capter l’attention de leurs « amis » (qui soit dit en passant ne sont pour la plupart pas des amis proches)…
L’une des interrogées évoquait le fait que Facebook « donne accès à des informations sur le partenaire qui ne seraient pas disponibles autrement comme les liens d’amitié, les échanges sociaux et, surtout, les échanges avec de précédents partenaires amoureux (75% des personnes interrogées) ». Informations sans importance, mais qui, sur Facebook, prennent une ampleur considérable.
Etude légère et sans grande importance me direz-vous… Certes, mais elle n’est pas sans rappeler l’histoire de cette femme tuée par son mari qui n’avait pas supporté de voir le statut de celle-ci passer de « mariée » à « célibataire », et ce quelques jours après leur séparation.
Les informations publiées sur les réseaux sociaux prennent une importance toute particulière dès lors qu’elles sont inscrites sur le « mur » et visionnées par tous… Une e-réputation qu’il est indispensable de gérer convenablement afin de ne pas perdre de vue le fait que tout est interprété très rapidement… Une interprétation qui peut mener à des dérives difficilement envisageables mais pouvant devenir incontrôlables.
Un exemple frappant
Facebook mène à une nouvelle forme de délinquance nommée « opération Pélican ». Le principe est simple, un adolescent informe d’une fête organisée chez lui… et une fois publiée sur le réseau, l’information prend des proportions énormes : elle est transmise à des casseurs qui jouent par la suite les troubles fêtes.
Cette casse organisée aurait un objectif : nourrir un site Web, diffuser une vidéo virale sur YouTube, Facebook… Le besoin naturel qu’ont les adolescents de se faire remarquer se démultiplie sur Internet. En effet, se démarquer sur Facebook est difficile et amène à des actions spectaculaires et la plupart du temps ridicules…
Facebook deviendrait-il un peu moins « in » ?
Une étude de l’Ofcom révèle que les jeunes se détacheraient de Facebook dès lors que leurs parents et/ou professeurs s’intéresse au réseau et donc à leurs profils.
Jusqu’ici la population de Facebook était très jeune, l’arrivée des parents fait peur aux jeunes. Ceux-ci se sentent espionnés dans l’espace au sein duquel ils tissaient leurs propres relations et se dévoilaient d’une manière dont ils ne peuvent pas parler à leurs propres parents.
Les 15-24 ans sont toujours les membres les plus actifs du réseau mais le pourcentage à le fréquenter est en baisse (passant de 55% en 2008 à 50% en 2009). Les 25-34 ans sont quant à eux passés de 40% à 46% de présence.
Ces intrusions dans la vie des membres présentent-elles un risque pour la pérennité du réseau ?
Des informations qui ont de quoi effrayer aussi bien les jeunes que les fondateurs du groupe. En effet, le modèle économique de Facebook est basé sur la publicité. Publicités destinées, pour la plupart, aux jeunes. Il est donc indispensable pour Facebook, mais également pour les autres réseaux (MySpace par exemple) de fournir des services addictifs permettant de fidéliser cette population.
Une question demeure : les jeunes sont-ils suffisamment attachés au réseau pour supporter les « risques » qu’il engendre ?




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